Le début de cette année 2015 a été sans conteste marqué par l’affaire Nabil Fekir, qui a mis en branle l’establishment du football français et l’opinion sportive algérienne, avant que le jeune joueur de 21 ans ne mette fin au suspense le 10 mars dernier dans un entretien accordé à L’Equipe où il a annoncé son choix pour les Bleus de Didier Deschamps.

La désormais affaire Nabil Fekir, qui a connu plusieurs rebondissements, avant de connaître son épilogue, a révélé beaucoup de choses et a levé le couvercle sur la bataille que se livrent la fédération française de football (FFF), pour ne pas dire tout l’establishment du football français, et les autres fédérations, notamment africaines,
et à leur tête l’Algérie, autour des joueurs binationaux. Depuis que Mohamed Raouraoua a ouvert la brèche, lors du congrès
de la FIFA à Nassau aux Bahamas, en juin 2009, en faisant disparaitre la limite d’âge imposée aux joueurs binationaux leur permettant de changer d’équipe nationale à tout moment à ‘’condition de ne pas avoir disputé de match international A dans le cadre d’une compétition officielle pour l’association dont il relève jusqu’au moment de la demande’’, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et des dizaines de footballeurs ont pu changer de sélection au grand bonheur de leurs équipes nationales d’origine. La première à en profiter, c’est bien l’Algérie qui a vu venir plusieurs joueurs formés ailleurs, notamment dans les centres de formation des clubs français d’endosser fièrement le maillot national. Certainso nt réagi instinctivement, d’autres ont réfléchi, mais tous ont opté pour le maillot vert. Seulement, l’Algérie du football a toujours lorgné du côté de l’immigration, et la France en particulier, là où réside la plus forte communauté et là où se trouve un vivier important de footballeurs, pour dénicher des joueurs capables de venir renforcer l’équipe nationale. Dans les années 70, un Mustapha Dahleb, au sommet de son art, n’a pas hésité de jouer en sélection. Il sera suivi par les Nouredine Korichi, Abdel Djadaoui, Fawzi Mansouri et autre Abdallah Medjadi-Liegeon et Kader Ferhaoui dans les années 80. Quelques années après, c’est au tour d’Ali Benarbia et Djamel Belmadi d’en faire autant, avant que la génération des Antar Yahia, Yazid Mansouri, Madjid Bougherra ne fasse son trou et permettre à d’autres joueurs de débarquer chez les Fennecs une fois le verrou des binationaux sauté.

Comments are now closed for this entry

à la une

octobre 02,2022

          ALGER - A 103 jours du coup d’envoi du 7e championnat d’Afrique des nations...

septembre 28,2022

          Stade Miloud-Hadefi d’Oran, affluence record, arbitrage tunisien de Mehrez...

septembre 27,2022

            ORAN- La sélection algérienne de football donnera la réplique mardi...

septembre 27,2022

            Bougherra : «Mon principal souci est de voir certains partir à...