Les vraies raisons des difficultés de Gyökeres

Les vraies raisons des difficultés de Gyökeres

Arsenal pensait avoir trouvé son nouveau point d’ancrage offensif en misant 63,5 millions d’euros sur Viktor Gyökeres, mais les premières semaines du Suédois à Londres ont soulevé bien plus de questions que de certitudes. Son arrivée devait être un signal fort, une façon d’accélérer le cycle d’ambition des Gunners. Pourtant, avant même qu’il ne trouve sa place, une inquiétude s’est imposée : son état de forme. Entre un début de pré-saison tronqué et des apparitions poussives, l’impression générale est devenue difficile à ignorer.

Jugé “trop lourd” pour le rythme anglais

C’est l’avis, sans détour, de Stefan Schwarz, ex-joueur d’Arsenal : Gyökeres ne serait tout simplement « pas encore prêt » pour la Premier League. Le Suédois estime que le buteur est arrivé « en manque de rythme », avec un physique à ajuster pour affronter l’intensité d’un championnat où chaque duel se joue à pleine puissance. La situation s’est d’ailleurs aggravée dès son premier but sous le maillot londonien, face à Burnley : une gêne musculaire l’a contraint à quitter la pelouse à la pause, laissant Arteta préoccupé par l’état d’un attaquant réputé explosif, mais en retard sur le plan athlétique. Pour Schwarz, le mal est plus profond qu’un simple déficit de condition. Le changement de système, la pression d’un grand club, les attentes mondiales autour du transfert : tout cela a ajouté une charge mentale non négligeable. Le technicien rappelle que l’adaptation psychologique fait partie intégrante du processus, surtout pour un joueur qui découvre réellement le haut niveau anglais après avoir brillé à Coventry puis au Sporting.

“Devenir plus léger” : un conseil direct, mais assumé

Le constat de Schwarz est clair : pour réussir, Gyökeres doit se délester de quelques kilos. « Il est un peu lourd », glisse-t-il, avant de souligner l’importance d’un corps affûté pour supporter la cadence. Pas une attaque gratuite, mais un diagnostic déjà partagé sur les réseaux, où son physique lors de ses premiers matchs a alimenté le débat. En rappelant qu’un joueur comme Bergkamp avait bâti sa magie sur les automatismes, Schwarz insiste : l’alchimie avec les milieux d’Arsenal viendra avec les matchs, la répétition… et un regain de vivacité.