Llorente, Haaland, Witsel...  Mais pourquoi les footballeurs portent des lunettes jaunes ou rouges?

Llorente, Haaland, Witsel... Mais pourquoi les footballeurs portent des lunettes jaunes ou rouges?

La vie en jaune et rouge. Entre deux théories conspirationnises (notamment sur les chemtrails), Marcos Llorente (30 ans) est en passe d’étendre une nouvelle mode dans le monde du football: celle des lunettes aux verres colorées. Le milieu polyvalent espagnol s’affiche depuis plusieurs semaines avec des montures aux filtres jaunes. Et cela n’a rien à voir avec le style: il le fait pour sa santé.

« Il y a deux sortes de lumières bleues: la bonne et la mauvaise »

"Les lunettes jaunes sont pour les moments où tu es en intérieur dans la journée", expliquait-il en octobre. "A l'extérieur, il n'y a jamais besoin de porter aucune lunette puisque les rayons du soleil doivent atteindre tes yeux et ta peau sans que rien n'interfère. Les lunettes avec des verres rouges filtrent la lumière bleue des lampes, des télévisions, des téléphones et elles permettent de faire en sorte que seule la lumière rouge passe." L’international espagnol (21 sélections) s’était fendu d’un autre message sur Instagram détaillant longuement les bienfaits médicaux de son style: la protection de son organisme contre les lumières bleues d’intérieur "toxiques" et un meilleur sommeil. Avant lui, Erling Haaland en avait déjà vanté les principes. Le plaidoyer de Llorente a ainsi reçu un accueil très positif de ses pairs. Au point que certains s’affichent désormais avec le même type de verres filtrés comme les Belges Arthur Théate et Axel Witsel, aperçus en rouges lors du voyage au Kazakhstan (1-1). Pour un réel bénéfice ou un effet placebo? Contacté par RMC Sport, Dr. Jean Leid, ophtalmologiste, spécialiste de la vision des couleurs et de la lumière, reconnaît un impact bénéfique… dans certains cas. "Il y a deux sortes de lumières bleues: la bonne et la mauvaise", explique le spécialiste. "La bonne, c'est une lumière qui se situe dans des zones de lumière turquoise, c'est-à-dire 465, 490 nanomètres, alors que la mauvaise lumière, c'est celle qui est plus bas, autour de 440, 450 nanomètres, donc un bleu plus roi. Cette mauvaise lumière bleue est potentiellement dangereuse pour la rétine. Les instances nationales ont fini par admettre ce que les scientifiques ont donné comme alerte par rapport au danger potentiel de cette lumière bleue sur la rétine qui peut provoquer des troubles à long terme."