Dana White accuse Francis Ngannou de l’avoir agressé

Dana White accuse Francis Ngannou de l’avoir agressé

« Et là, il m'attrape par la chemise »

Francis Ngannou s’imaginerait bien faire son grand retour à l’UFC en juin prochain lors de l’évènement organisé à la Maison Blanche. L’ancien champion des lourds a même déjà un adversaire en tête - la légende Jon Jones-, pour ce qui serait, selon lui, "le plus grand combat de tous les temps". Mais cela ne devrait rester qu’un fantasme pour le combattant camerounais. Car Dana White, patron de l’UFC, lui voue une grosse animosité qu’il a rappelée dans un podcast.

« J'ai dit à mes gars que je voulais le virer rapidement »

Les relations entre les deux hommes ont atteint un point de non-retour lors du départ de Ngannou de l’organisation en janvier 2023 pour rejoindre la plus lucrative PFL. Il avait qualifié Dana White de "tyran" en lui reprochant une certaine avarice au moment de récompenser ses combattants au juste prix. Dana White, lui, accuse Ngannou d’être une mauvaise personne. "Tout le monde a un truc avec Francis Ngannou", a-t-il lancé. Francis "Ngannou est un sale type. Ce n’est pas un bon gars. Il joue le rôle du mec qui ne comprend pas la langue et il essaie de se faire passer pour un type super sympa. Vous voyez ce que je veux dire? Les gens se disent: ‘c’est la barrière de la langue’. Non, il n'y a aucune barrière de la langue avec ce type. C'est un bad guy et j'ai dit à mes gars que je voulais le virer rapidement. Et deux de mes agents m'ont dit: ‘Oh non, tu ne comprends pas’. J'ai dit: ‘Les gars, laissez-moi vous raconter une histoire. Quand quelqu'un vous montre qui il est, croyez-le, laissez-le faire’. Et ce type l'a montré."

« Il m'attrape par la chemise et il me repousse dans mon bureau »

Il illustre son propos par une anecdote avant le premier combat de Ngannou contre Stipe Miocic pour la ceinture des lourds en 2018. "Il allait faire ce combat contre Stipe Miocic à Boston et il savait qu'il allait les démolir", resitue-t-il. "Après la conférence de presse, on marchait dans le couloir et il est venu vers moi, il m'a attrapé et il m'a dit: ‘Laisse-moi te dire ce qui va se passer’. Son anglais est impeccable, d'accord? Aucune barrière linguistique. ‘Quand ce combat sera terminé, tu me réserveras un jet privé pour Paris’. J'ai ri, et il a insisté: ‘Je ne plaisante pas, tu me réserveras un jet privé pour Paris’. OK. On s'est séparés. Stipe Miocic l'a défoncé. La conversation s'est arrêtée là. Il venait de combattre et il est passé à mon bureau. Il traînait dans le couloir, je lui ai dit: ‘Entre, qu'est-ce qui se passe?’ Il était furieux de ne pas avoir touché les 50.000 dollars de bonus de son dernier combat, le bonus de la soirée. Je lui ai dit: ‘Écoute, Francis, tu ne l'as pas eu pour telle ou telle raison’. Il était dans mon bureau et il se disputait avec moi. Je lui expliquais: ‘ce gars a touché ceci, lui a touché cela, et voilà pourquoi.’ La conversation est terminée, je commence à partir, et il m'attrape par la chemise et il me repousse dans mon bureau, et je lui dis: ‘Mec, enlève tes mains de moi’."